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Harris reconnait être l'"outsider" et appelle à la mobilisation

Kamala Harris participait à une collecte de fonds à Pittsfield, dans le Massachusetts. © KEYSTONE/AP/Stephanie Scarbrough
Kamala Harris participait à une collecte de fonds à Pittsfield, dans le Massachusetts. © KEYSTONE/AP/Stephanie Scarbrough
Donald Trump, qui était férocement anti-bitcoin pendant sa présidence, a fait un virage à 180 degrés sur ce sujet. © KEYSTONE/AP/Mark Humphrey
Donald Trump, qui était férocement anti-bitcoin pendant sa présidence, a fait un virage à 180 degrés sur ce sujet. © KEYSTONE/AP/Mark Humphrey


Publié le 28.07.2024


La vice-présidente américaine Kamala Harris a reconnu samedi être "l'outsider" face à l'ex-président Donald Trump pour la présidentielle de novembre. Mais sa campagne fraîchement lancée va l'emporter sur les "mensonges éhontés" de son rival, a-t-elle assuré.

Cette dernière, qui a reçu depuis une semaine le soutien des grands noms du camp républicain pour remplacer Joe Biden dans la course à la Maison-Blanche, participait à une collecte de fonds à Pittsfield, dans le Massachusetts.

"Nous sommes les outsiders dans cette course, c'est vrai. Mais il s'agit d'une campagne populaire", a lancé la démocrate de 59 ans après être entrée sous les applaudissements nourris de l'assemblée, où se trouvaient la légende du folk rock James Taylor et la violoncelliste Yo-Yo Ma.

Celle qui est devenue en janvier 2021 la première femme, la première Afro-Américaine et la première personne d'origine asiatique à accéder à la vice-présidence a endossé en quelques jours son nouveau rôle de candidate pour le scrutin du 5 novembre. Elle est parvenue à donner un nouvel élan à la campagne démocrate, une semaine après l'annonce du retrait du président Joe Biden, plombé par des questions sur son âge et ses capacités physiques et mentales.

"Superpuissance mondiale du bitcoin"

Dans le même temps, Donald Trump, qui a assuré samedi qu'il allait reprendre les réunions de campagne en plein air avec une protection renforcée, s'exprimait lors d'une conférence sur le bitcoin dans le Tennessee.

Férocement anti-bitcoin pendant sa présidence, l'ex-président a fait un virage à 180 degrés sur ce sujet. Ce revirement et la nomination du pro-monnaie numérique J.D. Vance comme colistier, lui vaut les faveurs du secteur, qui rêve d'un changement de régulation.

Pour le candidat de 78 ans, ce secteur est l'équivalent de la "sidérurgie d'il y a 100 ans". "Je pense que vous n'en êtes qu'à vos débuts", a-t-il lancé. "J'ai un plan pour que les Etats-Unis soient la capitale cryptographique de la planète et la superpuissance mondiale du bitcoin", a-t-il ajouté.

Le 13 juillet, le candidat républicain avait été blessé à l'oreille par des tirs lors d'une réunion en Pennsylvanie. Un spectateur avait été tué et deux autres grièvement blessés. L'assaillant a été abattu. Armé d'un fusil semi-automatique, il avait tiré plusieurs coups de feu depuis le toit d'un bâtiment situé à quelque 150 mètres de M. Trump.

Les enquêteurs s'efforcent toujours en revanche d'établir le mobile de l'attaque, qui a bouleversé la campagne et a suscité de vives critiques à l'égard des services secrets.

ats, afp

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